Voici l’article numéro 19 de la série « Paroles d’expat ». Découvrez l’expatriation d’Amandine installée à Édimbourg avec sa petite famille depuis presque deux ans.
Présente-toi en quelques mots
Je suis Nantaise d’origine, j’ai aussi vécu à Paris, Düsseldorf et Berlin ! Ma maman m’a refilé la passion de l’Écosse et de la langue anglaise après y avoir passé plusieurs étés adolescente.
J’ai débarqué la première fois ici pour y vivre en 2015, je m’y suis sentie chez moi très vite. Pour plusieurs raisons, je suis partie en 2019 pour Berlin pour quelques années.
Mais voilà que je suis revenue il y a presque deux ans dans la belle Edinburgh qui me manquait trop ! Je suis content designer (pour la Royal Bank of Scotland, et avant cela pour Doctolib) et coach certifiée (je coache surtout les personnes sur le plan professionnel et du bien-être).

Comment est né ton projet d’expatriation en Ecosse ?
Je suis venue une journée à Édimbourg en 2010. Coup de cœur qui me reste gravé dans la tête. 5 ans plus tard j’en ai vraiment marre de Paris, je sais depuis plusieurs années que je veux vivre à l’étranger …mais où ?
J’ai envie de rester dans l’Union Européenne (et oui c’était avant le Brexit) et j’ai envie de parler anglais car mon allemand laisse à désirer. Je ne veux pas d’une grande capitale comme Londres, j’ai besoin d’un lien à la nature.
Avec toutes ces pensées à l’esprit, je fais un rêve assez fort, qui se passe soit en Irlande soit en Écosse, comme une vision. Je me réveille et ce rêve reste avec moi toute la journée, et puis finalement je me dis « mais pourquoi pas l’Écosse ».
Comment se sont déroulés les préparatifs ?
Pour mon entourage un peu moins proche cela a semblé très soudain, mais en fait c’était des années de lente réflexion, avec ce rêve et cette prise de décision qui ont suivi en point culminant. En règle générale, si j’annonce quelque chose, c’est que tout est déjà enclenché pour moi. Je me souviens de certaines personnes, quelques mois après l’annonce « ah mais donc tu vas vraiment le faire ?! » mais pour moi oui c’était évident.
Certaines personnes étaient tristes que je parte, et je comprends, cela change les amitiés… qui s’adaptent… ou pas. Mais pour moi il faut accepter la liberté et le bonheur de chacun qui passent parfois par des changements comme celui-ci. Disons que je n’ai pas laissé la place au doute. Au global, et en particulier de ma famille, j’ai reçu beaucoup d’encouragements et de joie en retour.
J’étais freelance et tous mes clients ont fait le choix de continuer à travailler avec moi, même si eux étaient tous basés à Paris. Je suis venue les voir assez souvent pour maintenir de bonnes relations de travail.
Je n’ai pas essayé de trouver un logement avant d’arriver. J’ai pris un Airbnb puis j’ai trouvé une colocation qui me convenait 15 jours après. Dix ans après, je suis toujours très amie avec la personne avec qui je vivais quand je suis arrivée. Quand je suis revenue de Berlin il y a deux ans, c’est chez elle que je suis restée les premiers mois. La boucle était bouclée.

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en vivant en Écosse par rapport à la France ?
On pense qu’on n’est pas loin de la France, et c’est vrai. Mais la culture est très différente ! C’est d’ailleurs pareil pour l’Allemagne. La culture d’entreprise, la manière dont on parle à ses voisins, aux gens qui prennent le bus…bref, l’attitude en société est très différente.
Certains diront que les Britanniques sont hypocrites ? Je les trouve très polis, très agréables. Les Écossais sont plus francs et très drôles aussi. Il faut s’adapter, mais je trouve que ce clash des cultures est fascinant.
Quels sont les éléments de la vie française qui te manquent le plus et ceux dont tu te passes le mieux ?
Les crêpes. Les galettes. Les croissants à moins de £2. Mes meilleures amies. Les bonnes bouteilles de vin pas trop chères.
On trouve de tout ici. C’est pas la jungle. Mais c’est le prix et l’accessibilité qui sont différents. Les amis viennent aussi mais pour ceux qui veulent voyager en train c’est pas évident, c’est un voyage cher et long depuis la France.
As-tu un dernier conseil ou une anecdote à partager avec les lecteurs qui envisagent de s’expatrier ?
Du coup, depuis le Brexit c’est plus compliqué et j’en suis bien désolée. Il faut trouver un sponsor et c’est pas ultra simple. Je ne suis pas pro de l’immigration donc je n’ai pas grand-chose de plus à dire.
J’adore ce pays, cette ville, je trouve que j’ai une chance incroyable d’y vivre, je souhaite à chacun de trouver son chez-soi, où que ce soit.
Vous pouvez contacter Amandine via son site (elle accepte de nouveaux clients en coaching) : https://amandinekirion.com. Vous pouvez également la contacter via LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/amandinekirion/
J’espère que vous avez aimé ce témoignage. N’hésitez pas à laisser un commentaire.
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