Paroles d’expat #05 – Elisabeth – Edimbourg

Et voici le cinquième article de notre série « Paroles d’expat », découvrez l’expatriation d’Elisabeth installé à Edimbourg.

Présentez-vous en quelques mots

Je suis née et j’ai vécu à Lyon toute ma vie, j’y ai également fait mes études d’histoire : Licence puis Master de Recherche en Histoire Moderne en rapport avec l’Ecosse. Depuis toujours, je suis attirée par les îles britanniques mais le réel coup de coeur a eu lieu en Août 2014 quand j’ai visité Edimbourg pour la première fois.

Cette visite a été une telle révélation que je me suis promis, alors que je montais dans l’avion du retour, qu’un jour je viendrai m’installer à Edimbourg pour y vivre. J’ai tenu la promesse que je m’étais faite à moi-même quand j’avais 17 ans et je suis venue m’installer à Edimbourg en Septembre 2018 pour continuer de me former à mon métier d’historienne.

Comment est né votre projet d’expatriation ?

Dans le cadre de mon master de recherche en histoire, je suis venue à Edimbourg à l’occasion de plusieurs séjours de recherches aux archives et dans les bibliothèques. Le second séjour en Janvier 2018 a été un réel déclencheur pour moi, en effet j’avais l’habitude d’être logée chez des amis de ma famille mais cette fois je vivais toute seule pour une semaine dans un appartement. J’ai alors découvert la vie édimbourgeoise (les trajets à pieds dans cette ville incroyable, les sorties entre étudiant.es, la vie culturelle et historique) et je me suis projetée tout de suite.

J’étais arrivée à un moment de mes études, à la fin de mon master, où le monde des possibles m’était pleinement ouvert, et où je savais que je pouvais réaliser mon rêve de vivre une expérience à l’étranger. Sans trop y croire, j’ai envoyé un mail à un professeur de l’université d’Edimbourg lui expliquant mon projet de thèse et en lui demandant s’il était intéressé par l’encadrement de ce dernier, et la réponse fut positive. Il ne restait plus que toutes les démarches administratives et le projet de thèse à soumettre à l’université. J’ai senti que c’était une opportunité unique à saisir, et je ne regrette rien.

Comment se sont déroulés les préparatifs ? 

Les préparatifs de mon expatriation ont duré environ 8 mois, du premier mail envoyé à mon directeur de thèse à mon déménagement à Edimbourg. Mes proches m’ont tout de suite encouragé à suivre ce rêve qui me permettrait également de poursuivre mes études dans la voie que j’avais choisi.

Comme je n’ai eu la confirmation de l’université que j’étais prise en doctorat fin août pour un départ en septembre, j’ai eu le temps de me préparer, de profiter de ces mois avec ma famille et mes amis et de stresser également de commencer une nouvelle vie dans une ville où je ne connaissais qu’un couple de personnes âgées. Je pense que le fait de n’avoir que deux semaines pour dire au revoir et faire mes affaires ont été utiles puisque cela n’a pas trop fait durer le départ qui a été, à la fois, un pincement au coeur mais également une excitation sans égal.

La recherche d’appartements a été très compliquée, j’ai du déménager plusieurs fois avant de pouvoir m’installer définitivement mais en tant qu’étudiante j’ai pu bénéficier du réseau de l’université pour trouver un logement. Les petits boulots étudiants sont assez simples à trouver (maintenant il faut avoir un (pre) settled status pour travailler), je me suis notamment inscrite sur un site de garde d’enfants et j’ai trouvé facilement, ce qui m’a bien aidé car la vie est cher à Edimbourg, notamment le logement.

Quelle a été la bonne surprise suite à votre installation en Ecosse ?

Je ne pourrais pas en choisir qu’une seule. La première est la gentillesse des gens ici, cela m’a vraiment marqué lorsque j’ai eu des problèmes de logements, mais elle se ressent également dans la vie quotidienne.

Une autre bonne surprise est la sécurité, je ne me suis jamais sentie autant en sécurité pour rentrer le soir seule après une soirée, évidemment il ne faut pas extrapoler, mais je n’ai vécu aucun harcèlement de rue, ni de comportements inappropriés en 3 ans ici, ce qui est quand même plus qu’appréciable.

Enfin, la proximité avec la nature et les espaces verts que la ville d’Edimbourg offre est fantastique. Il y la mer, la montagne, et des nombreux parcs qui permettent de respirer et de prendre l’air.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un(e) futur(e) expatrié(e) ?

En dehors de tous les inconvénients liés au Brexit, l’Ecosse est un pays réellement accueillant, chaleureux et où il fait vraiment bon vivre. Ceci dit, il faut garder en tête qu’Edimbourg est ville où le logement est compliqué à trouver, il faut bien se préparer et savoir être patient.es.

Aussi, préparez une garde robe à toute épreuve, le temps est si variable ici qu’il faut pouvoir suivre les changements sans se trouver au dépourvu.

Enfin, il est préférable d’avoir des bonnes bases d’anglais pour le quotidien puisque l’accent, bien que moins présent à Edimbourg, peut être difficile à comprendre.

Elisabeth Edimbourg
Vue sur la vieille ville d’Edimbourg depuis Salisbury’s Craigs. Depuis cet endroit, on a une vue imprenable sur la ville, notamment la vieille ville ; cette photo reflète bien ce qu’est Edimbourg, une ville chaleureuse, pleine de recoins à découvrir et vivante.

Vous pouvez suivre les aventures d’Elisabeth (expatrié à Edimbourg) sur son compte Twitter.
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